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Questions à l'Assemblée Nationale

Cette rubrique regroupe les différentes questions posées par les députés à l'Assemblée National...

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(source www.questions.assemblee-nationale.fr)

12ème législature
Question N° : 2922 de M. Biessy Gilbert ( Député-e-s Communistes et Républicains - Isère ) QE
Ministère interrogé : justice
Ministère attributaire : justice
Question publiée au JO le : 16/09/2002 page : 3136
Réponse publiée au JO le : 09/06/2003 page : 4574

Rubrique : propriété
Tête d'analyse : multipropriété
Analyse : sociétés de vente. pratiques frauduleuses. lutte et prévention
Texte de la QUESTION : M. Gilbert Biessy appelle l'attention de M. le garde des sceaux, ministre de la justice, sur une forme particulière de délinquance organisée, prenant appui sur le souhait légitime de la population de bénéficier de lieux de villégiature à prix modéré : il s'agit du « time share ». Cette pratique, dite de la « copropriété à temps partagé » n'a souvent de « copropriété » que le nom. Le time share, comme ses dérivés « packs vacances, systèmes à points » se présente surtout comme un piège où les clients de bonne foi perdent entre 750 euros (pour les plus chanceux) et 30 000 euros. Même lorsque les lieux de villégiature se trouvent à l'étranger (ce qui est le cas le plus courant) la justice française semble compétente puisque le commencement de l'escroquerie ou de l'abus de confiance s'est déroulé sur le territoire national. Il faudrait cependant que l'administration dispose des moyens et des instructions nécessaires pour faire suite aux plaintes déposées, sans forcément que les victimes aient à faire face à la lourdeur d'une constitution de partie civile. C'est pourquoi il lui demande si la politique pénale du Gouvernement ira dans le sens : d'inciter les procureurs à demander systématiquement des enquêtes de police ; de poursuivre systématiquement la délinquance financière du timeshare et ses dérivés ; de modérer la caution demandée pour la constitution de partie civile dans ces cas. Enfin, il lui demande quelles sont les intentions du Gouvernement permettant d'aboutir à une interdiction de ces pratiques illicites au niveau européen.


Texte de la REPONSE : Le garde des sceaux, ministre de la justice fait connaître à l'honorable parlementaire que le « time share » est régi en France par la loi n° 98-566 du 8 juillet 1998 portant transposition en droit interne de la directive du parlement européen et du conseil 94/47 du 26 octobre 1994. Cette législation a pour objectif d'accroître la protection des consommateurs qui souhaitent acquérir un droit d'utilisation à temps partagé d'un bien immobilier. En outre, des sanctions pénales importantes susceptibles d'être infligées aux professionnels complètent ce dispositif législatif. Cette législation protectrice a vocation à s'appliquer même si le bien est situé hors du territoire communautaire dès lors que l'acheteur réside en France ou qu'une partie au moins de la négociation ayant abouti à l'achat s'y déroule. En l'état, de nombreuses plaintes ont été recensées par les instances européennes, notamment en France et en Espagne, où une procédure judiciaire regroupant des milliers de victimes est en cours. Une réunion a d'ores et déjà eu lieu sous l'égide d'Eurojust afin de recenser les informations nécessaires susceptibles de conduire à une stratégie de regroupement des procédures et des poursuites, cette concertation étant indispensable pour permettre une indemnisation des victimes concernées par cette escroquerie d'envergure.

 

12ème législature
Question N° : 9035 de M. Charasse Gérard ( Députés n'appartenant à aucun groupe - Allier )
Ministère interrogé : justice
Ministère attributaire : justice
Question publiée au JO le : 23/12/2002 page : 5113
Réponse publiée au JO le : 16/06/2003 page : 4834

Rubrique : propriété
Tête d'analyse : multipropriété
Analyse : sociétés de vente. pratiques frauduleuses. lutte et prévention


Texte de la QUESTION : M. Gérard Charasse appelle l'attention de M. le garde des sceaux, ministre de la justice, sur la situation des instances actuellement introduites devant les tribunaux français par des citoyens ayant acquis auprès de sociétés essentiellement espagnoles des semaines de vacances en temps partagé. Pour la plupart d'entre elles, les sociétés en question leur ont proposé des reventes en laissant entrevoir des bénéfices importants et il s'avère que si les cessions ont effectivement été enregistrées, les paiements correspondants ont été effectués à l'aide de chèques falsifiés. Certains d'entre eux, qui avaient introduit des instances auprès des tribunaux français, ont été contactés par des sociétés leur indiquant que leur plainte avait abouti et leur adressant contre remboursement un deuxième chèque falsifié. Au regard du nombre de victimes touchées, il s'interroge sur la possibilité qu'il aurait de solliciter que l'ensemble de ces affaires soient jointes de manière à ce que nos concitoyens, souvent modestes, qui ont été trompés, puissent demander rapidement une indemnisation.


Texte de la REPONSE : Le garde des sceaux, ministre de la justice, fait connaître à l'honorable parlementaire que le « time-share » est régi en France par la loi n° 98-566 du 8 juillet 1998 portant transposition en droit interne de la directive du Parlement européen et du Conseil 94/47 du 26 octobre 1994. Cette législation a pour objectif d'accroître la protection des consommateurs qui souhaitent acquérir un droit d'utilisation à temps partagé d'un bien immobilier. En outre, des sanctions pénales importantes susceptibles d'être infligées au professionnel complètent ce dispositif législatif. Cette législation protectrice a vocation à s'appliquer même si le bien est situé hors du territoire communautaire dès lors que l'acheteur réside en France ou qu'une partie au moins de la négociation ayant abouti à l'achat s'y déroule. En l'état, de nombreuses plaintes ont été recensées par les instances européennes, notamment en Espagne où une procédure judiciaire regroupant des milliers de victimes est en cours. Une réunion a d'ores et déjà eu lieu sous l'égide d'Eurojust afin de recenser les informations nécessaires susceptibles de conduire à une stratégie de regroupement des procédures et des poursuites, cette concertation étant indispensable pour permettre une indemnisation des victimes concernées par cette escroquerie d'envergure.

12ème législature
Question N° : 25219 de M. Blanc Étienne ( Union pour un Mouvement Populaire - Ain ) QE
Ministère interrogé : justice
Ministère attributaire : justice
Question publiée au JO le : 22/09/2003 page : 7232
Réponse publiée au JO le : 22/12/2003 page : 9880

Rubrique : propriété
Tête d'analyse : multipropriété
Analyse : sociétés de vente. pratiques frauduleuses. lutte et prévention
Texte de la QUESTION : M. Étienne Blanc appelle l'attention de M. le garde des sceaux, ministre de la justice, sur la question de la recrudescence et de la multiplication des escroqueries relatives à l'achat et à la revente des semaines en temps partagé, ou « timeshare ». Il constate que le timeshare est régi en France par la loi n° 98-566 du 8 juillet 1998 portant transposition en droit interne de la directive du Parlement européen et du conseil 94/47 du 26 octobre 1994. Cette législation a pour dessein d'accroître la protection des consommateurs qui souhaitent acquérir un droit d'utilisation, à temps partagé, d'un bien immobilier. De plus, des sanctions pénales importantes susceptibles d'être infligées aux professionnels, complètent ce dispositif législatif. Cette législation a vocation à s'appliquer même si le bien est situé hors du territoire communautaire, dès lors que l'acheteur réside en France ou qu'une partie au moins de la négociation ayant abouti à l'achat s'y déroule. Son objectif est de protéger le consommateur en lui assurant l'information et le délai de réflexion nécessaires à l'expression d'un consentement réfléchi. Toutefois, force est de reconnaître qu'une nouvelle forme d'escroquerie consiste à échapper aux dix jours de rétractation par la vente de semaines en temps partagé pour une durée de trois ans. De plus, le manque de coopération entre les justices des pays membres de l'Union européenne contre la délinquance financière liée au timeshare est patent. Les délais d'instruction, lorsque ces affaires sont instruites par la justice française, sont interminables et ne débouchent que très rarement sur l'indemnisation des victimes. Enfin, il remarque que l'escroquerie à la revente de semaines en temps partagé se multiplie. Les propriétaires de semaines en timeshare sont harcelés par téléphone, par fax, par courriers par des sociétés fantômes qui leur proposent de racheter leurs semaines invendables. En conséquence, il lui demande de bien vouloir lui indiquer les mesures que compte prendre le Gouvernement, en liaison avec la communauté européenne, pour mettre fin à l'activité de ces réseaux mafieux et à cette délinquance financière d'envergure. Il lui demande également les mesures qu'il entend prendre afin que la justice française instruise systématiquement ces affaires d'escroquerie.
Texte de la REPONSE : Le garde des sceaux, ministre de la justice, fait connaître à l'honorable parlementaire que le « timeshare » est régi par la loi n° 98-566 du 8 juillet 1998 portant transposition en droit interne de la directive du Parlement européen et du Conseil 94/47 du 26 octobre 1994. Cette législation a pour objectif d'accroître la protection des consommateurs qui souhaitent acquérir un droit d'utilisation à temps partagé d'un bien immobilier. En outre, des sanctions pénales importantes susceptibles d'être infligées au professionnel complètent ce dispositif législatif. Cette législation protectrice a vocation à s'appliquer même si le bien est situé hors du territoire communautaire dès lors que l'acheteur réside en France ou qu'une partie au moins de la négociation ayant abouti à l'achat s'y déroule. En l'état, de nombreuses plaintes ont été recensées par les instances européennes, notamment en Espagne où une procédure judiciaire regroupant des milliers de victimes est en cours. Des réunions ont d'ores et déjà eu lieu sous l'égide d'Eurojust afin de recenser les informations nécessaires susceptibles de conduire à une stratégie de regroupement des procédures et des poursuites, cette concertation étant indispensable pour permettre une indemnisation des victimes concernées par cette escroquerie d'envergure. La chancellerie a également entrepris une opération de recensement de ces plaintes auprès des parquets afin de favoriser autant que faire se peut leur regroupement.

12ème législature
Question N° : 28325 de M. Voisin Gérard ( Union pour un Mouvement Populaire - Saône-et-Loire ) QE
Ministère interrogé : justice
Ministère attributaire : justice
Question publiée au JO le : 10/11/2003 page : 8593
Réponse publiée au JO le : 04/05/2004 page : 3341
Date de signalisat° : 27/04/2004 Date de changement d'attribution : 31/03/2004
Rubrique : propriété
Tête d'analyse : multipropriété
Analyse : sociétés de vente. pratiques frauduleuses. lutte et prévention
Texte de la QUESTION : M. Gérard Voisin souhaite attirer l'attention de M. le garde des sceaux, ministre de la justice, sur les pratiques d'un grand nombre de sociétés d'achat et de revente de semaines en temps partagé, ou « timeshare ». Cette activité est régie par la loi n° 98-566 du 8 juillet 1998 destinée à protéger les consommateurs qui souhaitent acquérir un droit d'utilisation, à temps partagé, d'un bien immobilier. Cette législation a vocation à s'appliquer même si le bien est situé hors du territoire communautaire, dès lors que l'acheteur réside en France, ou qu'une partie au moins de la négociation ayant abouti à l'achat s'y déroule. Cependant, les propriétaires qui décident de revendre leur bien immobilier se trouvent dans de graves difficultés car ces sociétés ne respectent pas les dix jours de rétractation par la vente de semaines en temps partagé pour une durée de trois ans. Des milliers de Français ont en effet été victimes des offres commerciales douteuses de ces réseaux de sociétés. De plus, les délais d'instruction, lorsque ces affaires sont instruites par la justice française, sont particulièrement longs et n'aboutissent que très rarement à l'indemnisation des victimes. En conséquence, il lui demande de bien vouloir l'informer des mesures que le Gouvernement entend prendre afin de contrôler ces sociétés, connaître les origines de leur financement, établir une coopération efficace entre les justices des pays membres de l'Union européenne dans le but de systématiser l'instruction de ces affaires.
Texte de la REPONSE : La loi n° 98-566 du 8 juillet 1998, publiée au Journal officiel du 9 juillet 1998, a transposé dans le droit français la directive européenne 97/47/CE 1994 concernant la protection des acquéreurs pour certains aspects des contrats portant sur l'acquisition d'un droit d'utilisation à temps partiel de biens immobiliers. Ce texte a pour objectif de protéger le consommateur en réglementant le contrat passé entre un professionnel et un consommateur, défini de façon suffisamment large pour englober toutes les formes juridiques qui peuvent s'appliquer aux hébergements mis en marché sous le régime du temps partagé. Un projet de décret est actuellement soumis au Conseil d'État. Ce texte porte notamment sur le montant des garanties pour couvrir les situations de négociation directe par les agents de voyages ou d'entremise entre les promoteurs et la clientèle. Certaines difficultés ont néanmoins été recensées par les instances et les États européens après la transposition de la directive précitée, particulièrement en raison de l'évolution des pratiques du marché, des développements technologiques et de la capacité d'innovation des professionnels qui ont rendu inopérantes, au moins pour partie, les règles protectrices en vigueur. C'est la raison pour laquelle une réflexion, à laquelle est associé le secrétariat d'État au tourisme, est engagée afin d'améliorer la protection des acheteurs d'un droit d'utilisation à temps partiel d'un bien immobilier et de faire évoluer la réglementation européenne. La Chancellerie a également entrepris une opération de recensement des plaintes déposées auprès des parquets français en la matière, afin de favoriser autant que faire se peut leur regroupement au niveau national. Il convient d'ores et déjà de relever que par jugement par défaut du 9 février 2004, le tribunal correctionnel de Chalon-sur-Saône a décerné mandat d'arrêt contre l'auteur de tels faits qui a été condamné à cinq ans d'emprisonnement pour escroquerie au « timeshare » et à la peine d'interdiction des droits civiques, civils et de famille pendant cinq ans, ainsi qu'à verser des dommages et intérêts à près de cent victimes. En outre, dans l'affaire dite du Lagon Vert, la cour d'appel de Paris rendra son délibéré le 11 juin 2004. En outre, une réunion a d'ores et déjà eu lieu sous l'égide d'Eurojust afin de recenser les informations nécessaires susceptibles de conduire à une stratégie de regroupement des procédures et des poursuites, cette concertation étant indispensable pour permettre une indemnisation des victimes concernées par cette escroquerie d'envergure. Il convient de relever enfin que la loi n° 204-2004 du 9 mars 2004 portant adaptation de la justice aux évolutions de la criminalité a introduit, en droit interne, les dispositions nécessaires à la transposition de la décision instituant Eurojust du 28 février 2002. Ainsi, l'Unité Eurojust a désormais le droit de demander d'une part aux procureurs généraux certains actes d'action publique et d'autre part aux autorités judiciaires des informations issues de procédures judiciaires. D'autre part, cette même loi a permis l'entrée en vigueur sur le territoire national du mandat d'arrêt européen, qui facilite et accélère, entre États membres de l'Union européenne, les procédures de remise de personnes recherchées pour l'exercice de poursuites pénales ou pour l'exécution d'une peine d'emprisonnement, comme celle prononcée par le tribunal correctionnel précité. La loi du 9 mars 2004 a également transposé en droit interne les dispositions de la décision-cadre du conseil de l'Union européenne du 13 juin 2002 relative aux équipes communes d'enquête. Dans ce cadre, et notamment pour la poursuite d'escroqueries transnationales en matière de « timeshare », la loi donne désormais aux agents étrangers détachés en France des pouvoirs de police judiciaire analogues à ceux d'un agent de police judiciaire, et aux agents détachés français une compétence territoriale étendue à l'État dans lequel opère l'équipe commune. Enfin, l'entrée en vigueur prochaine de la convention du 29 mai 2000 relative à l'entraide judiciaire en matière pénale facilitera la transmission directe des demandes d'entraide entre autorités judiciaires, le recours aux techniques modernes d'enquête telles que la vidéoconférence, les livraisons surveillées et les infiltrations et offrira un cadre juridique solide aux interceptions de télécommunications. Telles sont les mesures que le Gouvernement a prises pour établir une coopération efficace entre les autorités judiciaires des États membres de l'Union européenne et qui faciliteront l'instruction des affaires d'escroqueries en matière d'achat et de revente de semaines en temps partagé.

 

12ème législature
Question N° : 29938 de M. Cova Charles ( Union pour un Mouvement Populaire - Seine-et-Marne ) QE
Ministère interrogé : justice
Ministère attributaire : justice
Question publiée au JO le : 08/12/2003 page : 9330
Date de changement d'attribution : 31/03/2004
Rubrique : propriété
Tête d'analyse : multipropriété
Analyse : sociétés de vente. pratiques frauduleuses. lutte et prévention

Texte de la QUESTION : M. Charles Cova souhaite attirer l'attention de M. le garde des sceaux, ministre de la justice, sur le « time share ». En effet, ce droit d'utilisation à temps partagé d'un bien immobilier donne lieu à de nombreux contentieux. Aussi, même si la législation a été renforcée, notamment depuis la loi n° 98-566 du 8 juillet 1998, celle-ci est ignorée et souvent transgressée, les escroqueries et abus de confiance restant courants en la matière. Aussi, il désirerait savoir s'il est envisagé de prendre de nouvelles mesures pour accroître la protection des consommateurs.
Texte de la REPONSE : en attente

 

12ème législature
Question N° : 30003 de M. Decool Jean-Pierre ( Union pour un Mouvement Populaire - Nord ) QE
Ministère interrogé : PME, commerce, artisanat, professions libérales et consommation
Ministère attributaire : PME, commerce, artisanat, professions libérales et consommation
Question publiée au JO le : 08/12/2003 page : 9336
Réponse publiée au JO le : 24/02/2004 page : 1460

Rubrique : propriété
Tête d'analyse : multipropriété
Analyse : sociétés de vente. pratiques frauduleuses. lutte et prévention
Texte de la QUESTION : M. Jean-Pierre Decool attire l'attention de M. le secrétaire d'État aux petites et moyennes entreprises, au commerce, à l'artisanat, aux professions libérales et à la consommation concernant la situation des personnes ayant acquis des vacances en temps partagé ou time-share et désireuses de revendre. L'achat en multipropriété ou temps partagé permet d'acquérir une période d'occupation d'une ou deux semaines par an à une date précise, dans un logement déterminé. La législation française, régie par la loi n° 98-566 du 8 juillet 1998 portant transposition de la directive 94/47/CEE du 26 octobre 1994, accroît la protection du consommateur : période de réflexion de 7 jours, délai de rétractation de 10 jours, sanctions pénales en cas de non-respect des règles par le vendeur. Cependant, malgré cette législation protectrice du consommateur, de nombreux propriétaires ont été abusés par des sociétés, essentiellement situées en Espagne, proposant la revente. Ces sociétés « fantômes » réclament des frais de vente puis disparaissent. Il lui demande, en conséquence, de lui préciser s'il entend prendre des mesures afin de contrôler ces sociétés et d'accroître la protection des consommateurs.
Texte de la REPONSE : L'immobilier en temps partagé a fait l'objet d'une directive européenne 94/47/CE, adoptée par le Parlement européen et le Conseil le 26 octobre 1994, transposée dans le droit français par la loi n° 98-566 du 8 juillet 1998. Cette loi va au-delà des dispositions de la directive 94/47/CE en prévoyant une série importante de sanctions et en étendant significativement le champ d'application des règles prescrites en matière de conflits de lois. La loi française ne s'applique pas aux biens situés dans les États membres de l'Union européenne ayant également transposé la directive dans leur droit national et qui sont alors régis par ce droit, sans toutefois que cela prive le consommateur français des protections prévues par le texte communautaire ainsi transposé. Les infractions rencontrées dans le cadre de la commercialisation de tels contrats sur le territoire français sont relevées et transmises aux parquets pour instruction. Les services de la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) sont compétents pour vérifier le respect des dispositions de la loi de 1998 intégrée dans le code de la consommation. En pratique, les litiges portent sur des situations que la loi nationale ou la directive ne permettent pas de résoudre, les problèmes se situant de plus en plus fréquemment hors du territoire de l'Union européenne, et plus spécialement dans les pays avec lesquels la France n'a pas signé de convention fiscale. Le rapport de suivi de la transposition de la directive 94/47/CE établi en 1999 par la Commission européenne a toutefois mis en évidence plusieurs difficultés en considération desquelles le Parlement européen a adopté, le 4 juillet 2002, une résolution en vue de réviser la directive de manière à renforcer la protection des consommateurs. Dans ce cadre, la Commission et le Conseil présenteront aux États membres un projet de révision de la directive 94/47/CE en 2005. Deux grands axes d'intervention seront examinés, à savoir l'extension de son champ d'application à toutes les catégories de contrats et le renforcement de la protection des acquéreurs. La protection des consommateurs devrait également être renforcée par la proposition d'une directive relative aux pratiques commerciales déloyales des entreprises vis-à-vis des consommateurs dans le marché intérieur, adoptée par la Commission le 18 juin 2003 et dont la première lecture est prévue au Parlement européen en avril 2004. Ce texte vise à préciser les droits des consommateurs contre les professionnels malhonnêtes, notamment dans le cadre des activités qui relèvent de l'immobilier en temps partagé, et à simplifier les échanges commerciaux transfrontaliers. Il pourrait entrer en vigueur début 2005. Dans l'immédiat, les pouvoirs publics français renforcent leur action répressive d'une action de prévention des nouveaux acquéreurs, notamment par des campagnes d'information mettant en garde sur les risques encourus par les personnes ayant signé des contrats qui contiennent des dispositions critiquées dans le rapport de suivi, et en renforçant la coopération transfrontalière entre les administrations concernées. Cette action préventive est relayée au plan communautaire par un réseau européen de résolution extrajudiciaire des litiges et diverses structures d'assistance et d'information spécialisées dans les problèmes d'immobilier en temps partagé.

 

12ème législature
Question N° : 30004 de M. Philip Christian ( Union pour un Mouvement Populaire - Rhône ) QE
Ministère interrogé : PME, commerce, artisanat, professions libérales et consommation
Ministère attributaire : PME, commerce, artisanat, professions libérales et consommation
Question publiée au JO le : 08/12/2003 page : 9336
Réponse publiée au JO le : 10/02/2004 page : 1084

Rubrique : propriété
Tête d'analyse : multipropriété
Analyse : sociétés de vente. pratiques frauduleuses. lutte et prévention


Texte de la QUESTION : M. Christian Philip attire l'attention de M. le secrétaire d'État aux petites et moyennes entreprises, au commerce, à l'artisanat, aux professions libérales et à la consommation sur les pratiques de nombreuses sociétés de vente et de revente d'immobilier en temps partagé, plus communément appelées « timeshare ». Le phénomène de la propriété en temps partagé a connu ces dernières années une évolution très importante, surtout dans les pays qui disposent de grandes zones touristiques. Les vacances en temps partagé sont des droits de jouissance, généralement décomptés en semaines, d'un logement situé dans une résidence de qualité à une période déterminée de l'année. Pour un même logement, il y a donc plusieurs occupants sans que ces derniers n'aient pour autant la qualité de propriétaires : l'immeuble demeurant la propriété de la société dont ils sont devenus associés. L'existence d'une législation européenne et française en ce domaine ne semble pas de nature à assurer une protection optimale de ces acquéreurs spécifiques. En effet, lorsque les propriétaires de semaines de vacances souhaitent mettre fin au contrat passé avec ladite société, ils rencontrent de telles difficultés qu'il est impossible pour eux d'y mettre un terme, ce qui est pour le moins contraire à la liberté de contracter. La législation française, en l'occurrence la loi n° 98-566 du 8 juillet 1998 concernant « la protection des acquéreurs pour certains aspects des contrats portant sur l'acquisition d'un droit d'utilisation à temps partiel de biens immobiliers », complétant la loi n° 86-18 du 6 janvier 1986 relative aux sociétés d'attribution d'immeubles en jouissance à temps partagé est non seulement ignorée mais transgressée par des contournements de la loi qui ne sont jamais punis. Des milliers de victimes en France et en Europe sont recensés et des dizaines de millions d'euro sont escroqués par des réseaux très bien organisés, localisés de préférence en Espagne et particulièrement à Ténérife. De nombreuses plaintes sont déposées en France mais sont classées sans suite. C'est pourquoi, il souhaiterait connaître la position du Gouvernement sur cette question et savoir s'il entend entreprendre des actions particulières en vue de lutter contre ce phénomène.
Texte de la REPONSE : L'immobilier en temps partagé a fait l'objet d'une directive européenne 94/47/CE, adoptée par le Parlement européen et le Conseil le 26 octobre 1994, transposée dans le droit français par la loi n° 98-566 du 8 juillet 1998. Cette loi va au-delà des dispositions de la directive 94/47/CE en prévoyant une série importante de sanctions et en étendant significativement le champ d'application 'des règles prescrites en matière de conflits des lois. La loi française ne s'applique pas aux biens situés dans les Etats membres de l'Union européenne ayant également transposé la directive dans leur droit national et qui sont alors régis par ce droit, sans toutefois que cela prive le consommateur français des protections prévues par le texte communautaire ainsi transposé. Les infractions rencontrées dans le cadre de la commercialisation de tels contrats sur le territoire français sont relevées et transmises aux parquets pour instruction. Les services de la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) sont compétents pour vérifier le respect des dispositions de la loi de 1998 intégrée dans le code de la consommation. Le rapport de suivi de la transposition de la directive 94/47/CE établi en 1999 par la Commission européenne a toutefois mis en évidence plusieurs difficultés en considération desquelles le Parlement européen a adopté, le 4 juillet 2002, une résolution en vue de réviser la directive de manière à renforcer la protection des consommateurs. Il est envisagé de couvrir l'ensemble des contrats, d'allonger la période de rétractation et d'imposer de nouvelles obligations aux vendeurs, notamment en terme de garantie financière. Les pouvoirs publics français renforcent leur action répressive d'une action permettant de prévenir les préjudices subis par les nouveaux acquéreurs, notamment par des campagnes d'information mettant en garde sur les risques encourus par les personnes ayant signé des contrats qui contiennent des dispositions critiquées dans le rapport de suivi, et en renforçant la coopération transfrontalière entre les administrations concernées. Cette action préventive est relayée au plan communautaire par un réseau européen de résolution extrajudiciaire des litiges et diverses structures d'assistance et d'information spécialisées dans les problèmes d'immobilier en temps partagé, dont notamment le service de protection aux consommateurs en Espagne situé à Bruxelles.

12ème législature
Question N° : 30223 de M. Voisin Michel ( Union pour un Mouvement Populaire - Ain ) QE
Ministère interrogé : PME, commerce, artisanat, professions libérales et consommation
Ministère attributaire : PME, commerce, artisanat, professions libérales et consommation
Question publiée au JO le : 15/12/2003 page : 9578
Réponse publiée au JO le : 03/02/2004 page : 888

Rubrique : propriété
Tête d'analyse : multipropriété
Analyse : sociétés de vente. pratiques frauduleuses. lutte et prévention
Texte de la QUESTION : M. Michel Voisin appelle l'attention de M. le secrétaire d'État aux petites et moyennes entreprises, au commerce, à l'artisanat, aux professions libérales et à la consommation sur la situation des sociétés de vente et de revente de semaines en temps partagé. En effet, lorsque les propriétaires de semaines de vacances, lassés de devoir payer des charges chaque année de plus en plus élevées ou ne désirant plus utiliser ce mode de vacances pour des raisons personnelles, décident de renoncer à leur paiement, ils se voient poursuivis en France, ou bien leurs semaines sont confisquées sans indemnités puis revendues. Si ces propriétaires veulent vendre leurs semaines, ils tombent dans le piège de la revente, ou toute revente est impossible par la mauvaise volonté de ces sociétés. De nombreuses personnes lésées souhaitent que des dispositions soient prises afin de pouvoir défendre leurs droits face à ces sociétés. Aussi, il lui demande quelles mesures il entend rendre à ce sujet.
Texte de la REPONSE : L'immobilier en temps partagé a fait l'objet d'une directive européenne 94/47/CE, adoptée par le Parlement européen et le Conseil le 26 octobre 1994, transposée dans le droit français par la loi n° 98-566 du 8 juillet 1998. Cette loi va au-delà des dispositions de la directive 94/47/CE en prévoyant une série importante de sanctions et en étendant significativement le champ d'application des règles prescrites en matière de conflits des lois. La loi française ne s'applique pas aux biens situés dans les États-membres de l'Union européenne ayant également transposé la directive dans leur droit national et qui sont alors régis par ce droit, sans toutefois que cela prive le consommateur français des protections prévues par le texte communautaire ainsi transposé. Les infractions rencontrées dans le cadre de la commercialisation de tels contrats sur le territoire français sont relevées et transmises aux parquets pour instruction. Les services de la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) sont compétents pour vérifier le respect des dispositions de la loi de 1998 intégrée dans le code de commerce. En pratique, il ressort que les litiges portent sur des situations que la loi nationale ou la directive ne permettent pas de résoudre, les problèmes se situant de plus en plus fréquemment hors du territoire de l'Union européenne, et plus spécialement dans les pays avec lesquels la France n'a pas signé de convention fiscale. Le rapport de suivi de la transposition de la directive 94/47/CE établi en 1999 par la Commission européenne a toutefois mis en évidence plusieurs difficultés en considération desquelles le Parlement européen a adopté, le 4 juillet 2002, une résolution en vue de réviser la directive de manière à renforcer la protection des consommateurs. Il est envisagé de couvrir l'ensemble des contrats, d'allonger la période de rétractation et d'imposer de nouvelles obligations aux vendeurs, notamment en terme de garantie financière. Les pouvoirs publics français doublent leur action répressive d'une action permettant de prévenir les préjudices subis par les nouveaux acquéreurs, notamment par des campagnes d'information mettant en garde sur les risques encourus par les personnes ayant signé des contrats qui contiennent des dispositions critiquées dans le rapport de suivi, et en renforçant la coopération transfrontalière entre les administrations concernées. Cette action préventive est relayée au plan communautaire par un réseau européen de résolution extrajudiciaire des litiges et diverses structures d'assistance et d'information spécialisées dans les problèmes d'immobilier en temps partagé.

12ème législature
Question N° : 30773 de M. Joulaud Marc ( Union pour un Mouvement Populaire - Sarthe ) QE
Ministère interrogé : PME, commerce, artisanat, professions libérales et consommation
Ministère attributaire : PME, commerce, artisanat, professions libérales et consommation
Question publiée au JO le : 22/12/2003 page : 9770
Réponse publiée au JO le : 24/02/2004 page : 1461

Rubrique : propriété
Tête d'analyse : multipropriété
Analyse : sociétés de vente. pratiques frauduleuses. lutte et prévention
Texte de la QUESTION : M. Marc Joulaud souhaite appeler l'attention de M. le secrétaire d'État aux petites et moyennes entreprises, au commerce, à l'artisanat, aux professions libérales et à la consommation sur les pratiques douteuses et de plus en plus fréquentes de sociétés de vente et de revente de semaines en temps partagé, plus connu sous le nom de timeshare. Bien souvent, lorsque des propriétaires de semaines de vacances souhaitent, pour des raisons qui leur sont propres, procéder à leur vente, ils tombent bien souvent dans des situations complexes et financièrement extrêmement lourdes qui reviennent de fait à rendre impossible toute revente. Compte tenu de la législation existante mais aussi du fait que, bien souvent, ces sociétés sont juridiquement installées dans des pays étrangers, les plaintes déposées en France sont très souvent classées et c'est la raison pour laquelle des milliers de victimes sont aujourd'hui escroquées et qu'elles ne disposent pas de moyens de défense. Dans ces conditions, il lui demande les mesures qu'il envisage de prendre, notamment au plan législatif, afin de mieux contrôler l'ensemble de ces sociétés, que dont l'activité de vente de semaines en temps partagé soit mieux encadrée et que les consommateurs soient eux-mêmes mieux protégés.
Texte de la REPONSE : L'immobilier en temps partagé a fait l'objet d'une directive européenne 94/47/CE, adoptée par le Parlement européen et le Conseil le 26 octobre 1994, transposée dans le droit français par la loi n° 98-566 du 8 juillet 1998. Cette loi va au-delà des dispositions de la directive 94/47/CE en prévoyant une série importante de sanctions et en étendant significativement le champ d'application des règles prescrites en matière de conflits de lois. La loi française ne s'applique pas aux biens situés dans les États-membres de l'Union européenne ayant également transposé la directive dans leur droit national et qui sont alors régis par ce droit, sans toutefois que cela prive le consommateur français des protections prévues par le texte communautaire ainsi transposé. Les infractions rencontrées dans le cadre de la commercialisation de tels contrats sur le territoire français sont relevées et transmises aux parquets pour instruction. Les services de la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) sont compétents pour vérifier le respect des dispositions de la loi de 1998 intégrée dans le code de la consommation. En pratique, les litiges portent sur des situations que la loi nationale ou la directive ne permette pas de résoudre, les problèmes se situant de plus en plus fréquemment hors du territoire de l'Union européenne, et plus spécialement dans les pays avec lesquels la France n'a pas signé de convention fiscale. Le rapport de suivi de la transposition de la directive 94/47/CE établi en 1999 par la Commission européenne a toutefois mis en évidence plusieurs difficultés en considération desquelles le Parlement européen a adopté, le 4 juillet 2002, une résolution en vue de réviser la directive de manière à renforcer la protection des consommateurs. Dans ce cadre, la Commission et le Conseil présenteront aux États membres un projet de révision de la directive 94/47/CE en 2005. Deux grands axes d'intervention seront examinés, à savoir l'extension de son champ d'application à toutes les catégories de contrats et le renforcement de la protection des acquéreurs. La protection des consommateurs devrait également être renforcée par la proposition d'une directive relative aux pratiques commerciales déloyales des entreprises vis-à-vis des consommateurs dans le marché intérieur, adoptée par la Commission le 18 juin 2003 et dont la première lecture est prévue au Parlement européen en avril 2004. Ce texte vise à préciser les droits des consommateurs contre les professionnels malhonnêtes, notamment dans le cadre des activités qui relèvent de l'immobilier en temps partagé, et à simplifier les échanges commerciaux transfrontaliers. Il pourrait entrer en vigueur début 2005. Dans l'immédiat, les pouvoirs publics français renforcent leur action répressive d'une action de prévention des nouveaux acquéreurs, notamment par des campagnes d'information mettant en garde sur les risques encourus par les personnes ayant signé des contrats qui contiennent des dispositions critiquées dans le rapport de suivi, et en renforçant la coopération transfrontalière entre les administrations concernées. Cette action préventive est relayée au plan communautaire par un réseau européen de résolution extrajudiciaire des litiges et diverses structures d'assistance et d'information spécialisées dans les problèmes d'immobilier en temps partagé.

12ème législature
Question N° : 31072 de M. Soulier Frédéric ( Union pour un Mouvement Populaire - Corrèze ) QE
Ministère interrogé : économie
Ministère attributaire : économie
Question publiée au JO le : 22/12/2003 page : 9744
Réponse publiée au JO le : 30/03/2004 page : 2585

Rubrique : propriété
Tête d'analyse : multipropriété
Analyse : sociétés de vente. pratiques frauduleuses. lutte et prévention
Texte de la QUESTION : M. Frédéric Soulier appelle l'attention de M. le ministre de l'économie, des finances et de l'industrie sur le nombre d'irrégularités signalées de sociétés de vente de services en temps partagé, connues sous le nom de timeshare. Celles-ci agissent majoritairement à partir d'un pays de l'Union européenne (Espagne) et ont le plus souvent des ressortissants français à leur tête. Les charges de copropriété sont, de façon chronique et après la vente, exponentielles d'une année à l'autre, obligeant les propriétaires, qui refusent d'acquitter des sommes importantes et non explicitement justifiées, à la revente ou à la constitution d'une association. Les sociétés de timeshare organisent, à leur profit, les reventes de semaine ou, pire, « confisquent » aux propriétaires récalcitrants, leurs semaines et les revendent sans aucun droit et en toute impunité. Par ailleurs, les mêmes sociétés poursuivent en justice tous ceux qui refusent d'acquitter des charges injustifiées. La loi n° 98-566 du 8 juillet 1998 concernant la protection des acquéreurs au droit d'utilisation à temps partiel de biens immobiliers et celle du 6 janvier 1986 (n° 86-18) relative aux sociétés d'attribution d'immeubles en jouissance à temps partagé, sont ignorées et contournées. Aussi, il lui demande, afin de faire appliquer la loi et de préserver les propriétaires de semaines en temps partagé, quel contrôle il envisage de mener vis-à-vis de ces sociétés, et quelles dispositions il compte prendre pour poursuivre les responsables indélicats, ressortissants français.
Texte de la REPONSE : L'immobilier en temps partagé a fait l'objet d'une directive européenne 94147/CE, adoptée par le Parlement européen et le Conseil le 26 octobre 1994, transposée dans le droit français par la loi n° 98-566 du 8 juillet 1998. Cette loi va au-delà des dispositions de la directive 94/47/CE en prévoyant une série importante de sanctions et en étendant significativement le champ d'application des règles prescrites en matière de conflits de lois. La loi française ne s'applique pas aux biens situés dans les États membres de l'Union européenne ayant également transposé la directive dans leur droit national et qui sont alors régis par ce droit, sans toutefois que cela prive le consommateur français des protections prévues par le texte communautaire ainsi transposé. Les infractions rencontrées dans le cadre de la commercialisation de tels contrats sur le territoire français sont relevées et transmises aux parquets pour instruction. Les services de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) sont compétents pour vérifier le respect des dispositions de la loi de 1998 intégrée dans le code de la consommation. En pratique, les litiges portent sur des situations que la loi nationale ou la directive ne permettent pas de résoudre, les problèmes se situant de plus en plus fréquemment hors du territoire de l'Union européenne, et plus spécialement dans les pays avec lesquels la France n'a pas signé de convention fiscale. Le rapport de suivi de la transposition de la directive 94147/CE établi en 1999 par la Commission européenne a toutefois mis en évidence plusieurs difficultés en considération desquelles le Parlement européen a adopté, le 4 juillet 2002, une résolution en vue de réviser la directive de manière à renforcer la protection des consommateurs. Dans ce cadre, la Commission et le Conseil présenteront aux États membres un projet de révision de la directive 94/47/CE en 2005. Deux grands axes d'intervention seront examinés, à savoir l'extension de son champ d'application à toutes les catégories de contrats et le renforcement de la protection des acquéreurs. La protection des consommateurs devrait également être renforcée par la proposition d'une directive relative aux pratiques commerciales déloyales des entreprises vis-à-vis des consommateurs dans le marché intérieur, adoptée par la Commission le 18 juin 2003 et dont la première lecture est prévue au Parlement européen en avril 2004. Ce texte vise à préciser les droits des consommateurs contre les professionnels malhonnêtes, notamment dans le cadre des activités qui relèvent de l'immobilier en temps partagé, et à simplifier les échanges commerciaux transfrontaliers. Il pourrait entrer en vigueur début 2005. Dans l'immédiat, les pouvoirs publics français renforcent leur action répressive d'une action de prévention des nouveaux acquéreurs, notamment par des campagnes d'information mettant en garde sur les risques encourus par les personnes ayant signé des contrats qui contiennent des dispositions critiquées dans le rapport de suivi, et en renforçant la coopération transfrontalière entre les administrations concernées. Cette action préventive est relayée au plan communautaire par un réseau européen de résolution extrajudiciaire des litiges et diverses structures d'assistance et d'information spécialisées dans les problèmes d'immobilier en temps partagé, dont notamment le service de protection aux consommateurs en Espagne situé à Bruxelles.
UMP 12 REP_PUB Limousin O

 

12ème législature
Question N° : 32020 de M. Perez Jean-Claude ( Socialiste - Aude ) QE
Ministère interrogé : justice
Ministère attributaire : justice
Question publiée au JO le : 20/01/2004 page : 447
Réponse publiée au JO le : 11/05/2004 page : 3501
Erratum de la Réponse publié au JO le : 01/06/2004 page :
Date de signalisat° : 04/05/2004 Date de changement d'attribution : 31/03/2004
Rubrique : propriété
Tête d'analyse : multipropriété
Analyse : sociétés de vente. pratiques frauduleuses. lutte et prévention
Texte de la QUESTION : M. Jean-Claude Perez appelle l'attention de M. le garde des sceaux, ministre de la justice, sur les abus commis par un grand nombre de sociétés de vente et de revente de semaines en temps partagé, connu aussi sous le nom de timeshare, agissant pratiquement toutes à partir du sol espagnol avec des ressortissants français à leur tête. En effet, lorsque les propriétaires de semaines de vacances se lassent de devoir payer des charges chaque année de plus en plus élevées ou ne désirent plus utiliser ce mode de vacances pour des raisons personnelles, ils se voient poursuivis pour paiement en France, ou bien leurs semaines sont confisquées sans indemnités, puis revendues. Si ces propriétaires veulent vendre leurs semaines, ils tombent alors dans le piège de la revente, gigantesque escroquerie organisée, puisque toute revente est impossible par la mauvaise volonté de ces sociétés. Aucune solution à l'heure actuelle ne s'est donc révélée possible. Il remarque que la loi n° 98-566 du 8 juillet 1998, traitant notamment de la protection des acquéreurs pour certains aspects des contrats portant sur l'acquisition d'un droit d'utilisation à temps partiel de biens immobiliers et complétant la loi n° 86-18 du 6 janvier 1986 relative aux sociétés d'attribution d'immeubles en jouissance à temps partagé, est non seulement ignorée, mais aussi transgressée par des contournements de la loi qui ne sont jamais punis. Ainsi, on dénombre des milliers de victimes en France et en Europe, escroquées par des réseaux très bien organisés localisés préférentiellement en Espagne, surtout à Ténérife. Ces officines possèdent souvent des antennes dans des paradis fiscaux afin de pouvoir utiliser le fait que tout litige soit soumis irrévocablement à la juridiction plus laxiste de ces pays. Les plaintes déposées sur notre territoire sont malheureusement souvent classées sans suite, faute de moyens, de temps et de volonté de la part de l'institution justice. Les enquêtes restent donc forcément incomplètes, et la situation, plus que dramatique, ne fait qu'empirer. En conséquence, il lui demande de lui indiquer les dispositions, hautement souhaitables, qu'il compte prendre pour contrôler ou faire contrôler ces officines, connaître l'origine de leurs financements, poursuivre ou faire poursuivre les responsables de ces escroqueries afin de les mettre définitivement hors d'état de nuire.
Texte de la REPONSE : La loi n°98-566 du 8juillet1998, publiée au Journal Officiel du 9juillet1998, a transposé dans le droit français la directive européenne 97/47/CE 1994 concernant la protection des acquéreurs pour certains aspects des contrats portant sur l'acquisition d'un droit d'utilisation à temps partiel de biens immobiliers. Ce texte a pour objectif de protéger le consommateur en réglementant le contrat passé entre un professionnel et un consommateur, défini de façon suffisamment large pour englober toutes les formes juridiques qui peuvent s'appliquer aux hébergements mis en marché sous le régime du temps partagé. Un projet de décret est actuellement soumis au Conseil d'État. Ce texte porte notamment sur le montant des garanties pour couvrir les situations de négociation directe par les agents de voyages ou d'entremise entre les promoteurs et la clientèle. Certaines difficultés ont néanmoins été recensées par les instances et les États européens après la transposition de la directive précitée, particulièrement en raison de l'évolution des pratiques du marché, des développements technologiques et de la capacité d'innovation des professionnels qui ont rendu inopérantes, au moins pour partie, les règles protectrices en vigueur. C'est la raison pour laquelle une réflexion, à laquelle est associé le secrétariat d'État au tourisme, est engagée afin d'améliorer la protection des acheteurs d'un droit d'utilisation à temps partiel d'un bien immobilier et de faire évoluer la réglementation européenne. La Chancellerie a également entrepris une opération de recensement des plaintes déposées auprès des parquets français en la matière, afin de favoriser autant que faire se peut leur regroupement au niveau national. Il convient d'ores et déjà de relever que par jugement par défaut du 9février2004, le tribunal correctionnel de Chalon-sur-Saône a décerné mandat d'arrêt contre l'auteur de tels faits, qui a été condamné à cinq ans d'emprisonnement pour escroquerie au timeshare et à la peine d'interdiction des droits civiques, civils et de famille pendant cinq ans, ainsi qu'à verser des dommages et intérêts à près de cent victimes. En outre, dans l'affaire dite du Lagon Vert, la cour d'appel de Paris rendra son délibéré le 11juin2004. En outre, une réunion a d'ores et déjà eu lieu sous l'égide d'Eurojust afin de recenser les informations nécessaires susceptibles de conduire à une stratégie de regroupement des procédures et des poursuites, cette concertation étant indispensable pour permettre une indemnisation des victimes concernées par cette escroquerie d'envergure. Il convient de relever enfin que la loi n°204-2004 du 9mars2004, portant adaptation de la justice aux évolutions de la criminalité, a introduit, en droit interne, les dispositions nécessaires à la transposition de la décision instituant Eurojust du 28février2002. Ainsi, l'unité Eurojust a désormais le droit de demander, d'une part, aux procureurs généraux certains actes d'action publique et, d'autre part, aux autorités judiciaires des informations issues de procédures judiciaires. D'autre part, cette même loi a permis l'entrée en vigueur sur le territoire national du mandat d'arrêt européen, qui facilite et accélère, entre États membres de l'Union européenne, les procédures de remise de personnes recherchées pour l'exercice de poursuites pénales ou pour l'exécution d'une peine d'emprisonnement, comme celle prononcée par le tribunal correctionnel précité. La loi du 9mars2004 a également transposé en droit interne les dispositions de la décision-cadre du Conseil de l'Union européenne du 13juin2002 relative aux équipes communes d'enquête. Dans ce cadre, et notamment pour la poursuite d'escroqueries transnationales en matière de timeshare, la loi donne désormais aux agents étrangers détachés en France des pouvoirs de police judiciaire analogues à ceux d'un agent de police judiciaire et aux agents détachés français une compétence territoriale étendue à l'État dans lequel opère l'équipe commune. Enfin, l'entrée en vigueur prochaine de la convention du 29mai2000 relative à l'entraide judiciaire en matière pénale facilitera la transmission directe des demandes d'entraide entre autorités judiciaires, le recours aux technologiesmodernes d'enquête telles que lavidéoconférence, les livraisons surveillées et les infiltrations et offrira un cadre juridique solide aux interceptions de télécommunications. Telles sont les mesures que le Gouvernement a prises pour établir une coopération efficace entre les autorités judiciaires des États membres de l'Union européenne et qui faciliteront l'instruction des affaires d'escroqueries en matière d'achat et de revente de semaines en temps partagé.
SOC 12 REP_PUB Languedoc-Roussillon O

 

12ème législature
Question N° : 32502 de M. Scellier François ( Union pour un Mouvement Populaire - Val-d'Oise ) QE
Ministère interrogé : économie
Ministère attributaire : économie
Question publiée au JO le : 27/01/2004 page : 593
Réponse publiée au JO le : 30/03/2004 page : 2591

Rubrique : propriété
Tête d'analyse : multipropriété
Analyse : sociétés de vente. pratiques frauduleuses. lutte et prévention
Texte de la QUESTION : M. François Scellier appelle l'attention de M. le ministre de l'économie, des finances et de l'industrie sur les malversations de nombreuses sociétés liées à la pratique de la vente de semaines en temps partagé ou « time-share ». Longtemps dénommé multipropriété, le « time-share » permet à son acquéreur de bénéficier d'une période dans l'année, dans un immeuble ou une maison et ce, pour une durée déterminée. Il ne faut cependant pas confondre le « time-share » avec un investissement immobilier classique. Le « time-share » porte en réalité sur l'acquisition de parts sociales ou d'actions d'une société d'attribution d'immeubles en jouissance à temps partagé. En devenant associé, l'acquéreur va disposer du droit d'occuper, chaque année, l'un des appartements de l'immeuble, généralement toujours le même pour la même époque et la même durée. Cependant, cette pratique n'a pas profité à tout le monde en raison, notamment, de l'absence de cadre législatif unifié entre les différents pays. De nombreuses malversations ont été constatées de la part de sociétés de ventes de semaines en temps partagé, pratiquement toutes basées sur le sol espagnol. Ces sociétés possèdent en outre souvent des antennes dans des paradis fiscaux afin de pouvoir utiliser le fait que tout litige soit soumis irrévocablement à la juridiction plus laxiste en vigueur dans ces pays. Lorsque les propriétaires de semaines de vacances, lassés de devoir payer des charges chaque année de plus en plus élevées ou ne désirant plus utiliser ce mode de vacances, décident de renoncer à leur paiement, ils se voient poursuivis en France ou bien leurs semaines sont confisquées sans indemnités et revendues. La revente de ces semaines est en outre souvent rendue impossible par la mauvaise volonté de ces sociétés, bafouant la loi n° 98-566 du 8 juillet 1998 concernant « la protection des acquéreurs pour certains aspects des contrats portant sur l'acquisition d'un droit d'utilisation à temps partiel de biens immobiliers ». En conséquence, il lui demande, face à une situation touchant des milliers de victimes en France et en Europe dont les plaintes sont malheureusement souvent classées sans suite, ce qu'il est possible de faire afin de contrôler ces sociétés, connaître l'origine de leurs financements et poursuivre les responsables de ces escroqueries.
Texte de la REPONSE : L'immobilier en temps partagé a fait l'objet d'une directive européenne 94/47/CE, adoptée par le Parlement européen et le Conseil le 26 octobre 1994, transposée dans le droit français par la loi n° 98-566 du 8 juillet 1998. Cette loi va au-delà des dispositions de la directive 94/47/CE en prévoyant une série importante de sanctions et en étendant significativement le champ d'application des règles prescrites en matière de conflits de lois. La loi française ne s'applique pas aux biens situés dans les États membres de l'Union européenne ayant également transposé la directive dans leur droit national et qui sont alors régis par ce droit, sans toutefois que cela prive le consommateur français des protections prévues par le texte communautaire ainsi transposé. Les infractions rencontrées dans le cadre de la commercialisation de tels contrats sur le territoire français sont relevées et transmises aux parquets pour instruction. Les services de la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) sont compétents pour vérifier le respect des dispositions de la loi de 1998 intégrée dans le code de la consommation. En pratique, les litiges portent sur des situations que la loi nationale ou la directive ne permettent pas de résoudre, les problèmes se situant de plus en plus fréquemment hors du territoire de l'Union européenne, et plus spécialement dans les pays avec lesquels la France n'a pas signé de convention fiscale. Le rapport de suivi de la transposition de la directive 94/47/CE établi en 1999 par la Commission européenne a toutefois mis en évidence plusieurs difficultés en considération desquelles le Parlement européen a adopté, le 4 juillet 2002, une résolution en vue de réviser la directive de manière à renforcer la protection des consommateurs. Dans ce cadre, la Commission et le Conseil présenteront aux États membres un projet de révision de la directive 94/47/CE en 2005. Deux grands axes d'intervention seront examinés, à savoir l'extension de son champ d'application à toutes les catégories de contrats et le renforcement de la protection des acquéreurs. La protection des consommateurs devrait également être renforcée par la proposition d'une directive relative aux pratiques commerciales déloyales des entreprises vis-à-vis des consommateurs dans le marché intérieur, adoptée par la Commission le 18 juin 2003 et dont la première lecture est prévue au Parlement européen en avril 2004. Ce texte vise à préciser les droits des consommateurs contre les professionnels malhonnêtes, notamment dans le cadre des activités qui relèvent de l'immobilier en temps partagé, et à simplifier les échanges commerciaux transfrontaliers. Il pourrait entrer en vigueur début 2005. Dans l'immédiat, les pouvoirs publics français renforcent leur action répressive d'une action de prévention des nouveaux acquéreurs, notamment par des campagnes d'information mettant en garde sur les risques encourus par les personnes ayant signé des contrats qui contiennent des dispositions critiquées dans le rapport de suivi et en renforçant la coopération transfrontalière entre les administrations concernées. Cette action préventive est relayée au plan communautaire par un réseau européen de résolution extrajudiciaire des litiges et diverses structures d'assistance et d'information spécialisées dans les problèmes d'immobilier en temps partagé.
UMP 12 REP_PUB Ile-de-France O

 

12ème législature
Question N° : 32886 de M. Sarlot Joël ( Députés n'appartenant à aucun groupe - Vendée ) QE
Ministère interrogé : économie
Ministère attributaire : économie
Question publiée au JO le : 03/02/2004 page : 786
Réponse publiée au JO le : 30/03/2004 page : 2585

Rubrique : propriété
Tête d'analyse : multipropriété
Analyse : sociétés de vente. pratiques frauduleuses. lutte et prévention
Texte de la QUESTION : M. Joël Sarlot appelle l'attention de M. le ministre de l'économie, des finances et de l'industrie sur le comportement fallacieux de certaines sociétés de revente de semaines en temps partagé. Lorsque les propriétaires de semaines décident de mettre en vente leur bien, certaines de ces sociétés, dont les sièges sociaux se situent en Espagne, font obstacle à la vente. Lassés de devoir payer chaque année les charges liées à l'entretien de l'immeuble, les propriétaires qui ne peuvent se séparer de leur bien cessent généralement d'honorer leurs obligations. Ensuite, lesdites sociétés engagent une action en justice visant à réclamer le règlement de ces charges et parviennent à déposséder le propriétaire mis en cause. Il l'interroge sur les différents recours qui permettraient à ces personnes de se défendre et d'éviter ainsi d'être dépossédées.
Texte de la REPONSE : L'immobilier en temps partagé a fait l'objet d'une directive européenne 94147/CE, adoptée par le Parlement européen et le Conseil le 26 octobre 1994, transposée dans le droit français par la loi n° 98-566 du 8 juillet 1998. Cette loi va au-delà des dispositions de la directive 94/47/CE en prévoyant une série importante de sanctions et en étendant significativement le champ d'application des règles prescrites en matière de conflits de lois. La loi française ne s'applique pas aux biens situés dans les États membres de l'Union européenne ayant également transposé la directive dans leur droit national et qui sont alors régis par ce droit, sans toutefois que cela prive le consommateur français des protections prévues par le texte communautaire ainsi transposé. Les infractions rencontrées dans le cadre de la commercialisation de tels contrats sur le territoire français sont relevées et transmises aux parquets pour instruction. Les services de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) sont compétents pour vérifier le respect des dispositions de la loi de 1998 intégrée dans le code de la consommation. En pratique, les litiges portent sur des situations que la loi nationale ou la directive ne permettent pas de résoudre, les problèmes se situant de plus en plus fréquemment hors du territoire de l'Union européenne, et plus spécialement dans les pays avec lesquels la France n'a pas signé de convention fiscale. Le rapport de suivi de la transposition de la directive 94147/CE établi en 1999 par la Commission européenne a toutefois mis en évidence plusieurs difficultés en considération desquelles le Parlement européen a adopté, le 4 juillet 2002, une résolution en vue de réviser la directive de manière à renforcer la protection des consommateurs. Dans ce cadre, la Commission et le Conseil présenteront aux États membres un projet de révision de la directive 94/47/CE en 2005. Deux grands axes d'intervention seront examinés, à savoir l'extension de son champ d'application à toutes les catégories de contrats et le renforcement de la protection des acquéreurs. La protection des consommateurs devrait également être renforcée par la proposition d'une directive relative aux pratiques commerciales déloyales des entreprises vis-à-vis des consommateurs dans le marché intérieur, adoptée par la Commission le 18 juin 2003 et dont la première lecture est prévue au Parlement européen en avril 2004. Ce texte vise à préciser les droits des consommateurs contre les professionnels malhonnêtes, notamment dans le cadre des activités qui relèvent de l'immobilier en temps partagé, et à simplifier les échanges commerciaux transfrontaliers. Il pourrait entrer en vigueur début 2005. Dans l'immédiat, les pouvoirs publics français renforcent leur action répressive d'une action de prévention des nouveaux acquéreurs, notamment par des campagnes d'information mettant en garde sur les risques encourus par les personnes ayant signé des contrats qui contiennent des dispositions critiquées dans le rapport de suivi, et en renforçant la coopération transfrontalière entre les administrations concernées. Cette action préventive est relayée au plan communautaire par un réseau européen de résolution extrajudiciaire des litiges et diverses structures d'assistance et d'information spécialisées dans les problèmes d'immobilier en temps partagé, dont notamment le service de protection aux consommateurs en Espagne situé à Bruxelles.
NI 12 REP_PUB Pays-de-Loire O

 

12ème législature
Question N° : 33698 de M. Teissier Guy ( Union pour un Mouvement Populaire - Bouches-du-Rhône ) QE
Ministère interrogé : économie
Ministère attributaire : économie
Question publiée au JO le : 17/02/2004 page : 1145
Réponse publiée au JO le : 30/03/2004 page : 2591

Rubrique : propriété
Tête d'analyse : multipropriété
Analyse : sociétés de vente. pratiques frauduleuses. lutte et prévention
Texte de la QUESTION : M. Guy Teissier appelle l'attention de M. le ministre de l'économie, des finances et de l'industrie sur les difficultés rencontrées par les propriétaires de semaines de vacances en temps partagé. Le phénomène de la propriété en temps partagé a connu ces dernières années une évolution très importante. Les propositions de contrats portant sur l'acquisition d'un droit d'utilisation à temps partiel de biens immobiliers se sont multipliées, et les litiges aussi. Afin d'éviter les mauvaises surprises qui peuvent se cacher derrière des contrats de ce type, cette formule a, certes, fait l'objet d'une législation française ainsi que d'une protection dans les pays de l'Union européenne. Tout cela n'a pourtant pas empêché la croissance des contentieux. Nombreuses sont les associations de victimes de la propriété en temps partagé à souhaiter un renforcement de la réglementation en vigueur. C'est pourquoi il lui demande de bien vouloir lui indiquer les mesures qu'il compte prendre afin d'apporter une réponse aux vives difficultés rencontrées par les propriétaires de semaines de vacances en temps partagé.
Texte de la REPONSE : L'immobilier en temps partagé a fait l'objet d'une directive européenne 94/47/CE, adoptée par le Parlement européen et le Conseil le 26 octobre 1994, transposée dans le droit français par la loi n° 98-566 du 8 juillet 1998. Cette loi va au-delà des dispositions de la directive 94/47/CE en prévoyant une série importante de sanctions et en étendant significativement le champ d'application des règles prescrites en matière de conflits de lois. La loi française ne s'applique pas aux biens situés dans les États membres de l'Union européenne ayant également transposé la directive dans leur droit national et qui sont alors régis par ce droit, sans toutefois que cela prive le consommateur français des protections prévues par le texte communautaire ainsi transposé. Les infractions rencontrées dans le cadre de la commercialisation de tels contrats sur le territoire français sont relevées et transmises aux parquets pour instruction. Les services de la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) sont compétents pour vérifier le respect des dispositions de la loi de 1998 intégrée dans le code de la consommation. En pratique, les litiges portent sur des situations que la loi nationale ou la directive ne permettent pas de résoudre, les problèmes se situant de plus en plus fréquemment hors du territoire de l'Union européenne, et plus spécialement dans les pays avec lesquels la France n'a pas signé de convention fiscale. Le rapport de suivi de la transposition de la directive 94/47/CE établi en 1999 par la Commission européenne a toutefois mis en évidence plusieurs difficultés en considération desquelles le Parlement européen a adopté, le 4 juillet 2002, une résolution en vue de réviser la directive de manière à renforcer la protection des consommateurs. Dans ce cadre, la Commission et le Conseil présenteront aux États membres un projet de révision de la directive 94/47/CE en 2005. Deux grands axes d'intervention seront examinés, à savoir l'extension de son champ d'application à toutes les catégories de contrats et le renforcement de la protection des acquéreurs. La protection des consommateurs devrait également être renforcée par la proposition d'une directive relative aux pratiques commerciales déloyales des entreprises vis-à-vis des consommateurs dans le marché intérieur, adoptée par la Commission le 18 juin 2003 et dont la première lecture est prévue au Parlement européen en avril 2004. Ce texte vise à préciser les droits des consommateurs contre les professionnels malhonnêtes, notamment dans le cadre des activités qui relèvent de l'immobilier en temps partagé, et à simplifier les échanges commerciaux transfrontaliers. Il pourrait entrer en vigueur début 2005. Dans l'immédiat, les pouvoirs publics français renforcent leur action répressive d'une action de prévention des nouveaux acquéreurs, notamment par des campagnes d'information mettant en garde sur les risques encourus par les personnes ayant signé des contrats qui contiennent des dispositions critiquées dans le rapport de suivi et en renforçant la coopération transfrontalière entre les administrations concernées. Cette action préventive est relayée au plan communautaire par un réseau européen de résolution extrajudiciaire des litiges et diverses structures d'assistance et d'information spécialisées dans les problèmes d'immobilier en temps partagé.
UMP 12 REP_PUB Provence-Alpes-Côte-d'Azur O

 


Question N° : 34986 de M. Rouquet René ( Socialiste - Val-de-Marne ) QE
Ministère interrogé : justice
Ministère attributaire : justice
Question publiée au JO le : 02/03/2004 page : 1546
Date de changement d'attribution : 31/03/2004


Rubrique : propriété
Tête d'analyse : multipropriété
Analyse : sociétés de vente. pratiques frauduleuses. lutte et prévention


Texte de la QUESTION : M. René Rouquet appelle l'attention de M. le garde des sceaux, ministre de la justice, sur les attentes légitimes formulées par de nombreux concitoyens et, tout particulièrement, par les membres de l'Association des propriétaires adhérents francophones de vacances en temps partagé (APAF VTP), qui dénoncent les pratiques de certaines sociétés de vente et de revente de semaines de vacances, connues aussi sous le nom de « timeshare », celles-ci agissant le plus souvent depuis le territoire espagnol, mais ayant apparemment des ressortissants français à leur tête. Ce système, qui a connu ces dernières années un engouement réel, et qui consiste à acquérir à temps partiel des biens immobiliers à usage touristique, semble pouvoir se révéler à l'usage, et lors des tentatives de revente, très défavorable aux consommateurs qui y ont souscrit. En effet, lorsque les acquéreurs de ces semaines de vacances sont lassés de devoir s'acquitter de charges chaque année plus élevées et veulent vendre leurs semaines, ils sont alors confrontés à des situations difficiles et litigieuses où toute revente paraît impossible. Ainsi, ce sont par milliers que se comptent, en France, mais aussi en Espagne et dans toute l'Europe, les victimes de ces pratiques frauduleuses. En conséquence, il lui demande de bien vouloir lui préciser les instructions que son ministère entend donner afin que les responsables de telles escroqueries soient poursuivis par la justice au niveau européen et que, grâce à une action concertée des pouvoirs publics, les très nombreuses victimes de ces agissements frauduleux puissent enfin obtenir réparation.
Texte de la REPONSE : en attente.

 

Question N° : 36591 de M. Balkany Patrick ( Union pour un Mouvement Populaire - Hauts-de-Seine ) QE
Ministère interrogé : justice
Ministère attributaire : justice
Question publiée au JO le : 30/03/2004 page : 2434
Réponse publiée au JO le : 19/10/2004 page : 8147
Date de changement d'attribution : 31/03/2004

Rubrique : propriété
Tête d'analyse : multipropriété
Analyse : sociétés de vente. pratiques frauduleuses. lutte et prévention


Texte de la QUESTION : M. Patrick Balkany appelle l'attention de M. le garde des sceaux, ministre de la justice, sur les escroqueries commises par un grand nombre de sociétés de vente et de revente de semaines en temps partagé, connues aussi sous le nom de timeshare, celles-ci agissant pratiquement toutes à partir du sol espagnol. Malgré la loi n° 98-566 du 8 juillet 1998, complétant la loi n° 86-18 du 6 janvier 1986 relative aux sociétés d'attribution d'immeubles en jouissance à temps partagé, les victimes de ces agissements douteux sont de plus en plus nombreuses et les responsables de ces méfaits sont très rarement punis. Ces officines possèdent souvent des antennes dans les paradis fiscaux afin de pouvoir utiliser le fait que tout litige soit soumis irrévocablement à la juridiction plus laxiste de ces pays. Les plaintes déposées en France sont malheureusement classées sans suite, faute de moyens. En conséquence, il lui demande de bien vouloir préciser les intentions du ministère en la matière afin de contrôler ces pratiques, connaître les origines de leurs financements, et poursuivre les responsables de ces escroqueries.
Texte de la REPONSE : Le garde des sceaux, ministre de la justice, a l'honneur de rappeler à l'honorable parlementaire que la loi n° 98-566 du 8 juillet 1998, publiée au Journal officiel du 9 juillet 1998, a transposé dans le droit français la directive européenne 97/47/CE 1994 concernant la protection des acquéreurs pour certains aspects des contrats portant sur l'acquisition d'un droit d'utilisation à temps partiel de biens immobiliers. Ce texte a pour objectif de protéger le consommateur en réglementant le contrat passé entre un professionnel et un consommateur, défini de façon suffisamment large pour englober toutes les formes juridiques qui peuvent s'appliquer aux hébergements mis sur le marché sous le régime du temps partagé. Afin de lutter plus efficacement contre ces pratiques, la chancellerie a récemment entrepris une opération de recensement des plaintes déposées auprès des parquets français en la matière pour favoriser autant que faire se peut leur regroupement au niveau national. Ainsi, en juin 2004, plus de soixante sociétés, notamment de droit étranger, et des milliers de victimes ont été recensées. Une réunion avec les associations de défense des victimes de ces agissements va être prochainement organisée par les services de la chancellerie. En outre, des réunions ont eu lieu sous l'égide d'Eurojust afin de recenser les informations nécessaires susceptibles de conduire à une statégie de regroupement des procédures et des poursuites, cette concertation étant indispensable pour permettre une indemnisation des victimes concernées par cette escroquerie d'envergure. Cette intervention d'Eurojust a été facilitée par la loi n° 2004-204 du 9 mars 2004 portant adaptation de la justice aux évolutions de la criminalité, qui confère à cet organe de l'Union européenne le droit de demander, d'une part, aux procureurs généraux certains actes d'action publiques, et, d'autre part, aux autorités judiciaires des informations issues des procédures judiciaires. Par ailleurs, cette même loi a permis l'entré