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LBC : LANZAROTE BEACH CLUB

Etat de la procédure engagée contre les promoteurs du LBC/IVC au 1 mars 2007

1. HISTORIQUE

Le Lanzarote Beach Club a été fondé en 1985. Au départ et pour inspirer confiance aux acheteurs, il était présenté comme d’une sorte de société coopérative dont les coopérateurs étaient les vacanciers. Mais très vite, les promoteurs du LBC ont caché que les vacanciers étaient aussi les actionnaires, ce qui leur a permis de détourner le capital et augmenter les charges sans contrôle. Cela a finalement provoqué l’exode de la plupart des membres et la dissolution du LBC le 5 février 2005. Actuellement, les promoteurs ont réorganisé le même complexe qui s’appelle maintenant Sand Beach Villas Resort et les appartements sont de nouveau à vendre par la société Corona Ltd, non plus en timeshare à la semaine, mais en leasing et à l’année. Les promoteurs se réservent le droit d’entretenir les appartements et de les louer via des tour-opérateurs quand leurs nouveaux propriétaires ne les occupent pas. En 2004, les prix de vente étaient de l'ordre de 200000€ à 400000€ pour un appartement de 4 personnes, les charges mensuelles de 500€ et la commission de location de 60%.
On peut donc constater que le LBC existe toujours et que les responsables sont loin d'avoir disparu avec leur butin.

2. PREMIERE TENTATIVE DE DEFENSE

Dès 1989, des membres anglais avaient réagi en créant une association de défense, le LBCMA, mais le LBC a toujours refusé le dialogue. Les procédures judiciaires ont débuté en 1993 portant sur la légalité des différents types de contrats de vente et de statuts, ainsi que sur la régularité de la gestion financière et immobilière. Le lbc y a évidemment opposé la plus vive résistance procédurale et la première audience se tint au début de l'été 1995, avec pour tout résultat le remplacement de la législation de Guernesey sur les contrats et méthodes de vente par celle d'Espagne, conformément aux Directives de la CEE sur le timeshare. L'instruction de l'affaire s'est alors poursuivie et en 1998, les promoteurs du LBC ont été invités à comparaître à Lanzarote tandis que Ernst et Young, leur réviseur d'entreprise, l'était à Ténériffe. Cette première tentative a finalement échoué sur un problème de caution.

3. AUTRES TENTATIVES DE DEFENSE.

Le LBCMA a néanmoins essayé de relancer des procédures, notamment via les innombrables organismes nationaux et internationaux de défense des consommateurs mais dont l'efficacité reste à démontrer. Entretemps, de nombreux autres plaignants ont aussi intenté des actions en justice. Par exemple un groupe de suédois a gagné un procès à Oslo en 1999, après 7 ans de procédure à obligeant le promoteur à rembourser. Plus récemment, un groupe français a obtenu la nullité des ventes, obligeant également le promoteur à rembourser. Cette affaire est actuellement en appel et pourrait faire jurisprudence. De nombreux autres remboursements d'arrhes et acomptes ont également été obtenu grâce à la législation sur les cartes de crédit. Comme on peut le voir, il s'agit toujours d'actions légales au civil portant sur le non-respect des contrats ou des législations espagnoles et européennes sur le timeshare.

4. DERNIERE ACTION EN JUSTICE.

Finalement, en coopération avec l'APAF, le LBCMA a décidé en 2003 une nouvelle action en justice. Sur les conseils de son avocat de Lanzarote, il s'agit cette fois d'une procédure en deux temps, d'abord au pénal jusqu'à ce que les préventions de détournement et de fraudes financières diverses soient suffisamment établies, puis ensuite au civil pour la réparation des dommages. La plainte en question a été déposée à la Haute Cour Centrale de Madrid le 5 mai 2005 contre une dizaine de promoteurs du LBC. Pour mémoire, lors de l’Assemblée Générale en 2004, nous en étions à rassembler au moins 200 plaignants pour avoir une chance d’être pris en considération à Madrid. C'est finalement plus de 350 plaignants Anglais et Français qui, fin avril 2005, avaient répondu à l'appel. Malheureusement, le Procureur de Madrid, probablement surchargé par des affaires de terrorisme, a estimé que la Cour de Lanzarote était parfaitement à même de traiter cette affaire. Depuis 2006 et après un nouveau délai d’examen, un Juge d'instruction du Tribunal de Lanzarote est chargé d’étudier les conclusions de notre avocat. De nombreux devoirs d'enquête ont déjà été menés et ont donné des résultats concrets et accablants. Mais d'autres nécessitent des commissions rogatoires et même de possibles inculpations pour entrave à la justice.
Quand la phase d'enquête sera terminée, probablement fin 2007, le Juge décidera s'il y a matière à procès et, si oui, il établira, dans une salle spécialement aménagée du Tribunal de Lanzarote, une Haute Cour Spéciale avec trois Juges de Las Palmas.

5. SITUATION AU 30 MARS 2007

Les conclusions déposées par notre avocat portent actuellement sur les délits supposés commis par les promoteurs du LBC. Elles avaient été revues et discutées avant dépôt. Ce n’est que lorsque ces délits auront été prouvés devant la Justice, et les victimes identifiées, que notre Avocat présentera de nouvelles conclusions portant cette fois sur les dommages et réparations aux plaignants qui auront obtenu la condamnation pénale des prévenus. Cette stratégie vise à réduire le risque d'échec.
Le recrutement des plaignants avait été suspendu pendant la période d'incertitude quant à la prise en considération à Madrid d'abord, à Lanzarote ensuite. Le recrutement est maintenant relancé afin d’accroître la pression et financer au moindre coût individuel le dépôt des conclusions portant sur les dommages, la réalisation de nouveaux devoirs d’enquête, la collaboration éventuelle de nouveaux avocats spécialisés..
L'action en justice compte actuellement plus de 450 plaignants et d'autres peuvent encore les rejoindre tant que l'instruction est en cours. Il s'agit de la dernière chance d'obtenir réparation.

6. COMPLEMENTS D'INFORMATION.

L’Apaf-vtP relance actuellement toutes les personnes qui se sont fait connaître comme victimes ou qui sont supposées être victimes du Lanzarote Beach Club ou d'International Vacation Club (LBC/IVC) pour leur proposer de se joindre aux quelque 450 plaignants qui sont actuellement engagés dans la procédure.

L’Association n'attend pas de récompense sauf la satisfaction de servir ses membres.
Trois niveaux de résultats sont espérés pour les plaignants:
a/ condamnation des responsables de l’escroquerie à des peines de prison,
b/ dédommagement financier pour non respect des contrats de séjours au LBC /IVC ou d'échanges dans d'autres résidences; et pour l’exagération des appels de charges prenant une valeur dissuasive.
c/ dommages et intérêts pour perte de potentiel d'épargne et pour lancement de procédure.

L'avocat est contrôlé par l'Apaf-vtP et le LBCMA, qui négocient ses honoraires pour le compte de leurs membres. Il peut dans ce cadre demander l'assistance d'un ou plusieurs de ses confrères, ce qui explique le nombre d’avocats mentionnés dans la procuration.
Les promoteurs du LBC et d’IVC sont "les mêmes escrocs" supposés. Ils ont prolongé leurs actions par la création éphémère de sociétés de revente du type Stratégie Connexion (voir la liste noire sur le site http://www.apaf-vtp.com/ ) ou se présentent comme les œuvres sociales de grandes Sociétés (Renault SA, AXA, Le GAN, …) souhaitant acheter des semaines de time-share, à condition d’engager des frais de mise en respect des dossiers avec la réglementation,!!?? …en pure perte.

Il y a informations trompeuses, non respect des engagements, charges excessives et dissuasives ... Donc nous poursuivons la demi-douzaine de personnes concernées et qui se promènent entre les îles vierges, les Antilles, …. Jersey et Prague.
La procédure concerne aussi bien les propriétaires de semaines que ceux qui ont acquis des points IVC directement ou qui ont eu des semaines au LBC avant de les transformer en points (en abandonnant les titres de propriété).

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